Une année de structuration, d’automatisation et de connectivité
L’année 2025 a marqué un point de bascule pour l’industrie du transport et de la maintenance de véhicules et d’équipements lourds. Dans un contexte de pressions économiques persistantes, de pénurie de main-d’œuvre, de complexité réglementaire et d’accélération technologique, de nombreuses organisations ont dû revoir leurs façons de faire pour maintenir la continuité de leurs opérations. En 2025, la valeur est venue moins des outils eux-mêmes que de la capacité à les connecter efficacement.
Plutôt qu’une année de rupture ou de promesses technologiques, 2025 s’est imposée comme une année de réalignement opérationnel. L’objectif n’était pas de tout prédire, mais de mieux structurer, automatiser et connecter les systèmes afin de réduire les frictions, fiabiliser l’information , réduire les coûts et gagner en efficacité au quotidien.
L’objectif n’était pas de tout prédire, mais de mieux structurer, automatiser et connecter les systèmes afin de réduire les frictions, fiabiliser l’information et gagner en efficacité au quotidien.
La maintenance préventive se structure autour des processus
En 2025, la maintenance préventive s’est confirmée comme un pilier opérationnel pour les flottes les plus organisées. Les entreprises qui reposaient encore majoritairement sur une approche corrective ont continué de subir des arrêts non planifiés coûteux, une pression accrue sur leurs équipes et des difficultés à respecter les échéanciers.
À l’inverse, celles qui ont structuré leurs processus de maintenance préventive ont observé une meilleure disponibilité de leurs actifs et une maîtrise plus stable de leurs coûts d’exploitation.
Cette évolution ne s’est pas traduite par une anticipation systématique des pannes, mais par une meilleure organisation des interventions : calendriers plus cohérents, historiques d’entretien accessibles et priorisation plus claire des travaux.
L’automatisation comme levier opérationnel concret
Face à la rareté de la main-d’œuvre et à la complexité croissante des opérations, l’automatisation a pris une place centrale en 2025. Les organisations ont cherché à réduire les tâches répétitives et la charge administrative afin de permettre aux équipes de se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée.
Cela s’est traduit par :
- L’automatisation de rappels et de suivis d’entretien
- Une génération plus structurée des bons de travail
- Une meilleure coordination entre les équipes de maintenance et des opérations
L’objectif n’a jamais été de retirer le contrôle humain, mais de réduire les frictions opérationnelles et d’améliorer la fluidité des processus.
La connectivité des systèmes devient un enjeu central
En 2025, un constat s’est imposé dans de nombreuses organisations : un outil, aussi performant soit-il, crée peu de valeur s’il fonctionne en vase clos. Les limites des systèmes isolés maintenance, comptabilité, répartition, télématique, carburant, gestion des pièces, suivi des remorques ou des actifs et ERP sont devenues de plus en plus évidentes.
Les limites des systèmes isolés
Les flottes les plus structurées ont amorcé un virage vers une meilleure connectivité entre leurs systèmes, afin de réduire les doubles saisies, fiabiliser les données et améliorer la circulation de l’information entre les équipes.
Créer des passerelles entres les systèmes clés
Cette interconnexion permet notamment :
- Une synchronisation plus efficace entre opérations et maintenance
- Un lien plus cohérent entre les interventions et les coûts réels
- Une meilleure visibilité sur l’utilisation, la disponibilité et l’état des actifs
En connectant les outils de maintenance aux systèmes de télématique, de carburant, de gestion des pièces, de répartition, de suivi des actifs et aux systèmes comptables ou ERP, les organisations ont commencé à bâtir des processus plus fluides, plus cohérents et moins dépendants des interventions manuelles.
La centralisation des données comme fondation opérationnelle
Cette connectivité accrue a mis en lumière l’importance de la centralisation des données. En 2025, les limites des tableurs, des notes papier et des outils non connectés sont devenues difficiles à ignorer, notamment en matière de traçabilité et de prise de décision rapide.
Les entreprises qui ont centralisé leurs données ont bénéficié :
- D’une meilleure visibilité sur l’état réel des flottes
- D’indicateurs de performance plus fiables
- D’une réduction des erreurs liées à la saisie manuelle
Dans ce contexte, la donnée n’a pas encore servi à prédire automatiquement les défaillances, mais à fiabiliser les opérations quotidiennes et à soutenir des décisions mieux informées.
L’intelligence artificielle comme soutien aux équipes
Si l’intelligence artificielle a continué de susciter beaucoup d’intérêt en 2025, son adoption s’est faite de manière pragmatique. Pour la majorité des organisations, l’IA a surtout été utilisée comme un outil de soutien, et non comme un décideur autonome.
Les usages les plus concrets ont inclus :
- La détection d’écarts ou de comportements anormaux
- L’aide à la priorisation des interventions
- L’automatisation de certaines tâches répétitives
Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de transfert d’expertise, ces outils ont contribué à assurer une meilleure continuité opérationnelle en s’appuyant sur les données existantes plutôt que sur l’expérience individuelle.
Pressions économiques et recherche de résilience
Tout au long de 2025, les transporteurs ont dû composer avec des coûts plus élevés, des attentes accrues en matière de sécurité et de conformité, ainsi qu’une pression constante sur les délais.
Dans ce contexte, la rentabilité ne provenait plus principalement de l’expansion des opérations, mais de l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. Les flottes les plus résilientes ont été celles qui ont réussi à mieux connecter leurs systèmes, à automatiser certaines tâches clés et à transformer l’information disponible en actions concrètes.
La technologie est ainsi devenue un outil de stabilité et de continuité opérationnelle, plutôt qu’un simple projet d’innovation.
Conclusion : 2025, l’année des fondations connectées
L’année 2025 n’a pas été celle de la maintenance prédictive avancée pour la majorité de l’industrie. Elle a plutôt marqué la mise en place de fondations essentielles : des processus mieux structurés, des tâches automatisées et des systèmes de plus en plus connectés entre eux.
Avant de pouvoir prédire efficacement, l’industrie devait d’abord apprendre à mieux exécuter, mieux documenter et mieux faire circuler l’information. Ces fondations préparent directement le terrain pour les prochaines étapes, où l’automatisation avancée et l’exploitation plus intelligente des données pourront progressivement prendre le relais.